• Les trajets en car et à pied

    Les enfants qui habitaient à Élancourt Village à la fin des années 1960 et qui envisageaient de poursuivre leurs études au minimum jusqu’au baccalauréat, rentraient en 6ème au lycée Mansart de Saint-Cyr l’École. Construit au 26 rue Victorien Sardou à proximité des terrains de l’École Militaire, l’établissement flambant neuf emmenait les jeunes jusqu’en terminale.

    La rentrée scolaire était alors un grand évènement dans certains foyers élancourtois, car elle nécessitait pour la première fois l’emprunt d’un bus par les enfants. Deux compagnies desservaient à l’époque le village jusqu’à Versailles, les cars Perrier dont la tête de ligne se trouvait sur la place de l’église et les cars Gaubert de la ligne des Mesnuls - Versailles.

    J’avais 10 ans et nous étions en 1967. Je retrouvais à l’issue de la primaire, une camarade MF. qui habitait presqu’en face de l’arrêt sur la place de l’église ou une autre B. qui habitait devant la mairie.

    Après ses différents arrêts dans Trappes, le car nous déposait, avenue Pierre Curie, à hauteur de la rue qui monte sur la droite vers la gare ferroviaire de Saint-Cyr ainsi qu’au niveau de l’actuel tunnel routier qui permet de filer vers Versailles. Il me semble que ce dernier n’existait pas à l’époque. Lorsqu’il n’y avait pas d’intempéries, le trajet par car demandait environ 40 mn mais nous étions à partir de l’arrêt de bus, par tous les temps et avec nos lourds cartables, encore à un bon kilomètre à pied du lycée. Le nombre de fois où nous avions les pieds et mains gelés !

     

    Le lycée Mansart de Saint-Cyr-l'Ecole (1967-1972)

     

    Tout comme ceux qui se rendaient au CET - ancien collège technique - situé plus loin dans la rue, nous empruntions le trottoir gauche de l’avenue Jean Jaurès jusqu’au café-tabac « Le Balto » - les bâtiments de l’École Militaire étant à  droite -, puis nous traversions l’avenue et remontions sur la droite toute la rue Victorien Sardou en passant devant un café réservé aux « grands » avant d’arriver au lycée, face au cimetière.

    Le soir, nous effectuions le chemin inverse avec toutefois une variante, en coupant par un square situé derrière l’hôtel de ville, avenue Jean Jaurès et, lorsque nous en avions le temps, nous allions à une boulangerie située non loin de l’arrêt de bus, où nous nous offrions des congolais pour adoucir l’attente du car en provenance de Versailles ! À ce rythme, le tout nouvel argent de poche délivré par les parents ne faisait pas long feu !

    L’arrêt de bus « retour » était un peu décalé sur l’avenue Pierre Curie face à celui de l’arrivée et situé près de La Poste que ne possédions pas au village d’Élancourt – nous étions alors desservis par Trappes - . Nous avions l’habitude de nous adosser, lorsque le temps le permettait, contre la haie qui séparait le square du trottoir. Mais lorsqu’il pleuvait, ventait, gelait ou neigeait, ce qui pouvait être fréquent l’hiver, nous essayions de nous trouver une petite place sous l’abri bien rempli et guettions avec impatience notre car parmi les autres en provenance de Versailles.

    Il nous arrivait même quand l’attente devenait insupportable de monter dans un autocar Perrier d’une autre ligne pour descendre à Trappes à l’arrêt du Grenier à sel et attendre de nouveau notre car au même arrêt.

    Lorsque nous terminions les cours à 12h30, je me souviens que l’attente était d’environ une heure. Aussi, lorsque nous en avions le courage, nous rejoignions à pied un des arrêts de l’Épi d’Or, quartier de Saint-Cyr situé en surplomb de la voie ferrée, pour prendre un car Perrier qui nous déposait à Trappes, et reprendre ensuite notre car Gaubert. Cette astuce nous faisait mieux accepter les moments d’attente.

     

    Les locaux et leurs modes de fonctionnement (mémoire approximative)

    Le lycée Mansart de Saint-Cyr-l'Ecole (1967-1972)

     

     

    Le lycée Mansart, public, communiquait avec l’École Militaire qui emmène encore aujourd’hui ses jeunes élèves internes vers l’école des officiers de Coëtquidan.

    Vu de l’extérieur et de face, le bâtiment principal du lycée Mansart était moderne et rectangulaire, de trois étages avec une façade carrelée en petits carreaux gris anthracite, à l’instar d’une salle de bains en émaux de Briare. De part et d’autre du hall d’accueil au rez-de-chaussée se trouvaient sur la droite, l’administration et l’infirmerie et sur la gauche, le réfectoire des demi-pensionnaires qui fonctionnait à l’aide de deux services journaliers. Les deux zones de toilettes étaient équipées de manière identique et ultra moderne avec des fontaines centrales granitées en gris, si mes souvenirs sont exacts. Il y avait aussi au rez-de-chaussée une salle de foyer pour ceux qui souhaitaient se réunir, après ou avant le déjeuner. La grande salle de permanence surveillée se trouvait, quant à elle, au 1er étage. Lors des intercours, les changements de salle et d’étage occasionnaient un remue-ménage bruyant. Je croisais quelquefois un ou deux jeunes d’Élancourt ou d’Ergal, plus âgés que moi et auxquels je ne parlais pas encore.

    Derrière le bâtiment principal s’étiraient de grands espaces de pelouse et de jeunes plantations ainsi que de larges allées goudronnées que nous parcourions de long en large pendant les récréations. Il nous était même parfois difficile d’entendre la sonnerie lorsque nous étions tout au fond !

    À droite, il y avait, face l’un à l’autre, deux autres bâtiments de grandeur plus modeste. Dans le premier se tenaient généralement les cours de travaux manuels, de dessin et de musique ainsi que les cours pour des bacs techniques.

    L’autre bâtiment était réservé aux activités sportives. Il n’était pas rare que nous nous croisions, civils et militaires, lorsque nous nous rendions au gymnase. Ce dernier était muni de tous les équipements possibles et imaginables : tout ce que je détestais ! Dès les premières séances, je tombai, déchirai mon survêtement au genou et me faisais gronder par ma mère. Nous pouvions également bénéficier du terrain d’athlétisme ainsi que de la piscine couverte des militaires.

    Nous y allions donc une fois par semaine, c’est là que j’appris à nager et ce fut plutôt bien après un épisode malheureux dans une piscine d’Ergal. En revanche, ce fut également à partir de ces années que l’odeur de chlore m’insupporta jusqu’à l’écœurement.

    Nous avions bien entendu à notre disposition des vestiaires – filles et garçons séparés - pour prendre notre douche après le bain mais dans un espace commun à chaque sexe. Ne souhaitant pas dévoiler mon corps de petite fille devant quelques autres déjà formées, je prenais ma douche avec mon maillot !

     

    Puis nous avions aussi accès à l’auditorium de l’École Militaire. De temps en temps, la troupe du Théâtre Montansier de Versailles y venait donner des représentations des pièces de Molière après les cours, en fin d’après-midi. C’était à chaque fois la fête d’autant que les prestations étaient de qualité avec de somptueux décors et costumes. Des instants magiques !

    Les comédiens pouvaient être de renom comme Dora Doll ; elle avait 45 ans en 1967.


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  • Pour la seconde fois en ce mois d'août maussade, nous sommes allées avec une amie faire notre marché de fruits et légumes à la Ferme du Logis, très colorée... ça redonne du baume au cœur ! Puis de là, nous avons un peu cafouillé pour rejoindre Vilette mais nous avons pu enfin découvrir sous le soleil un très beau domaine. Entr'act sorbet poire et mangue à la sortie de la Ferme du Logis.

    Ferme du logis et pisciculture de Vilette

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Ferme du logis et pisciculture de Vilette

    Ferme du logis et pisciculture de Vilette


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  • La Peiva au château de Pontchartrain

    La grille du château de Pontchartrain, classée aux monuments historiques, est aux initiales VDG du comte Guido Henckel  von Donnersmarck - cousin de Bismarck – château qu’il offrira à son épouse, la Peiva, en 1857 avant de lui faire construire son hôtel particulier sur l’avenue des Champs-Elysées.

    Cet épisode a été rappelé dans l’émission télévisée de Jean-Louis Remilleux, animée par Stéphane Bern, « Secrets d’histoire » du 19 août 2014 consacrée aux courtisanes de la Belle Epoque.

     


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  • Nous ne le savions pas : le 3 juin 2014, tout le coin de l'étang du Coupe Gorge au Perray-en-Yvelines est investi par l’armée « d’Un village français ». Il est 14h15, nous arrivons au moment du repas dans le camion-restaurant, nous saluons Audrey Fleurot et commençons notre randonnée à 11, sans encombre. Je dirais même qu’elle se présente sous bon augure : pas de pluie, voire même quelques rayons de soleil et surtout des tapis de feuilles de muguet avec encore des clochettes au mois de juin : sacrée chance !

    Au fur et à mesure que nous revenons vers le parking de notre départ, des bruits de tir se font de plus en plus fréquents et forts : la fusillade a lieu près du pont. Nous ne pourrons pas approcher et nous mettrons à l’abri à 17h15 sous une tente de fortune.

    Bilan : nous avons effectué, pour le plus grand bonheur de tous, 10 km dans une ambiance de guerre fictive !

    Un village français


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  • Né en 1932, Jean-Pierre Cassel est inhumé depuis 2007 au cimetière de Thoiry.

    Jean-Pierre Cassel


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