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    La ville nouvelle s'amorce à l'ouest de Trappes à la fin des années 60Pendant que les évènements de mai défrayent la chronique en 1968, Monoprix de Bois d’Arcy ouvre ses portes le 24 et distribue gratuitement son eau de source à sa clientèle à partir du10 janvier de l’année suivante.

    Un premier article sur le « Grand Trappes » parait en octobre 1968. Nous sommes aux prémices de la ville nouvelle et pourtant la grande question des infrastructures de transport, qui ne suivent pas l’augmentation démographique, est déjà posée. Alors que de nouveaux bâtiments naissent dans le triangle RN10-RN12, des résidences à échelle plus humaine ont déjà été construites à Maurepas ou à Villepreux (maisons Riboud). Il est annoncé que le centre de cette immense ville se situera à Montigny-le-Bretonneux.

    Maurepas

    Mais ce n’est qu’en 1969 que le nombre d’articles concernant les nouvelles constructions explose. Les numéros ne parlant pas de Maurepas sont rares : la montée en cadence de la ville nouvelle est donc bel et bien amorcée à ce moment-là !


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    Des articles vantent les qualités des maisons Riboud déjà construites et offrant pas moins de 7 modèles : Monceau, Vendôme, Atrium, Marly, Chantilly, Mayfair et Rambouillet. À la mi-année, le rêve de la maison en pleine forêt, avec toutes les commodités à proximité, devient réalité dans l’annonce de la résidence du Bois de Maurepas.

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    Mais ces commodités ont tardé et tardent encore à venir. Pour commencer, le passage à niveau de La Verrière devient de plus en plus dangereux de par l’augmentation du trafic. La passerelle au-dessus de la RN10 reliant Maurepas à la gare de La Verrière ouvre en juin 1969 mais les travaux d’un pont routier ne sont pas encore engagés.

    Pas de collège, ni de Lycée à Maurepas : il faut se rendre à Trappes pour le collège, à Saint-Cyr, Versailles ou Rambouillet pour le lycée.

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    Peu de commerces en cette année 1969, le strict nécessaire. Un supermarché Nova de 1700 m2 ouvre toutefois ses portes en septembre avec quelques magasins comme une pharmacie, une librairie. La Poste, le marché couvert, l’hôtel de ville seront pour plus tard, faute de crédits, c’est déjà le cas à cette époque !

    Quant aux infrastructures réservées aux loisirs, elles sont quasi inexistantes, hormis la piscine qui ouvre ses portes en mai et les sections du Foyer Rural. Il y a bien le centre équestre d’Epona plus près de Jouars-Pontchartrain que des quartiers nouveaux de Maurepas et le centre de voile de l’Étang de Saint-Quentin appelé à se développer en base de loisirs. Enfin, un grand espoir réside dans l’aménagement du bassin de la Courance entre le vieux village de Maurepas et Ergal, hameau de Jouars-Pontchartrain. La photo ci-dessous a été prise à l'été 2014.

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    Élancourt

    En octobre 1969, La Commanderie des Templiers est la première résidence de la ville nouvelle à être inaugurée sur Élancourt. Ablis, Bel-Air, Condé, Cerny, Denisy et Égly sont les 6 modèles offerts par le promoteur américain Levitt qui fait fureur en France pour la quatrième fois, après Le Mesnil-Saint-Denis.

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    Plaisir

    En avril sont présentées par le promoteur Rivaud les maquettes de la résidence Brigitte constituée d’immeubles de faible hauteur et d’appartements de grand confort, le tout desservi par des allées piétonnières rejoignant centres commercial et médical. Nous sommes là bien loin de la très dangereuse RN12 qui longe le périmètre de la commune.

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    Alors que la ville nouvelle puise ses origines dans les 4 communes de Trappes, Elancourt, Maurepas et Plaisir, ces deux dernières en sortiront quelques années plus tard pour revenir en 2015 au sein de la CASQY.

     

    En marge

    Pendant que tous les numéros de fin 68 et début 69 relatent l’enquête sur l’affaire Markovic retrouvé assassiné dans une décharge d’Élancourt, un intrus sur les Gens du Voyage  se glisse en octobre dans le journal. Si cette population régulièrement rejetée ne trouve presque jamais sa place dans la ville de Versailles, il est rappelé par l’article qu’une famille est néanmoins bel et bien autorisée tous les ans à planter sa tente sur l’avenue de Paris et à bloquer la circulation pendant trois jours : il s’agit de la famille du cirque Bouglione qui est également de souche « errante » !

    Les terrains vagues qui permettaient d’accueillir temporairement les caravanes dans la région disparaissent de plus en plus au profit du béton. Le problème des aires d’accueil des Gens du Voyage du début du XXIème siècle était déjà d'actualité il y a 50 ans !

     

     

    À Paris Ouest et à l’ouest de Paris
    Alors que le centre commercial régional de Saint-Quentin-en-Yvelines ouvre ses portes 20 ans plus tard, celui de Parly II au Chesnay est, à partir du 4 novembre 1969, une grande première dans l’offre commerciale française regroupant sur un même lieu couvert une centaine de magasins luxueux.

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    Celui de Vélizy II, encore plus grand, suivra de peu, en 1972 plus exactement. Dès le mois d’octobre 1969, l’échangeur routier de la future A86 est mis en service à hauteur de Vélizy pour d’une part,  desservir dans 3 ans le centre commercial et d’autre part, pour supprimer le croisement des flux de circulation en provenance de la vallée de Chevreuse et ceux de Versailles.

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    Et le mois de septembre 1969 voit le lancement de l’édification de la Tour Montparnasse de 200m de hauteur, la plus grande d’Europe de l’époque, avec au 56ème et dernier étage un restaurant panoramique et au pied, une galerie marchande. Destinée à accueillir majoritairement des bureaux, elle fait parler d’elle, notamment dans les Nouvelles de Versailles. Elle sera inaugurée en 1973.


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  • Toutes les Nouvelles de Versailles : 1968 et 1969  à Pontchartrain
    Le clocher de Jouars et la magnifique allée qui y conduit
    à travers une riche campagne récemment moissonnée

    Début octobre 1968, sur la RD 134 à Sainte Appoline, un cerf de 200kg est mort renversé par un automobiliste chartripontain habitant rue des Roussières.

    A la même époque, est découvert à Élancourt Village le corps de Stéphan Markovic, ancien garde du corps d’Alain Delon, enveloppé dans une toile de jute. Les premières investigations de la police et de la justice mettent en lumière l’organisation de « parties fines » dans des propriétés aux alentours de Pontchartrain.

    En décembre de la même année, une première affiche de promotion pour la Résidence du Bois du Four apparait à Neauphle-le-Château.

    En mars 1969, le chantier d’un Centre horticole modèle s’ouvre au Tremblay-sur-Mauldre pour une mise en service à la fin de l’année.

    À l’été 1969, les relais gastronomiques de Pontchartrain sont mis à l’honneur ainsi que le château et la Païva !

    Lien sur la naissance de la ville nouvelle à l'ouest de Trappes dans les années 68-69

    Lien sur le Centre Horticole du Tremblay s/Mauldre


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  • Si je me réfère aux derniers journaux municipaux d'Elancourt et de Jouars-Pontchartrain, les inondations de 2014 pourraient s'expliquer en partie  par le manque d'entretien des berges dans certains espaces privés. Je m'étais amusée lors de la parution de ma randonnée romancée "Séraphine, une chatte noire dans la vallée de la Mauldre" à construire un petit quiz sur cet aspect dans le bassin versant de la Mauldre (validé par le COBHAMA).

          Télécharger « Questions.pdf »                               Télécharger « Réponses.pdf »

    Et comme je l'écris dans mes lettres entrelacées d'Elancourt et Ergal, il serait souhaitable que les élus du PNR (Jouars-Pontchartrain) se rapprochent de ceux d'Elancourt et Maurepas (Ville Nouvelle de SQY) pour mieux gérer les risques de débordement !
    L'idéal serait que les villages d'Elancourt et Maurepas puissent intégrer le PNR : chose que je n'ai pas osé écrire dans mon livre mais qui me parait essentiel aujourd'hui, ne serait-ce que pour préserver l'ensemble de la plaine qui s'étire jusqu'à Montfort !


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  • Ma trilogie sur le village et ma famille d'Elancourt ainsi que sur mes liens avec la ville nouvelle est entrée au centre documentaire du musée de la ville, au même titre que mon mémoire de fin d'études de 1988 sur les migrations alternantes de SQY. Je suis par ailleurs devenue adhérente depuis peu de l'association des Amis du Musée de la ville de SQY.

    Celui-ci vient d'ouvrir ses portes jusqu'en juin 2015 sur une exposition fort bien conçue ayant pour thème les évolutions du bain et de la toilette au XXème siècle, resitué au sein de l'habitat des communes qui composent la ville nouvelle. Au delà de mon reportage photographique qui donne un aperçu de l'exposition (PDF de 12 pages en cliquant sur l'image ci-dessous), le visiteur la découvrira sur place à travers des témoignages sonores d'habitants  ainsi que des jeux à effectuer en famille.

    Musée de la ville de SQY : exposition "Tous dans le bain"

    J'en ai profité pour prendre quelques photos d'œuvres d'art que j'affectionne particulièrement dans la rue André Le Nôtre.

    Musée de la ville de SQY : exposition "Tous dans le bain"

    Musée de la ville de SQY : exposition "Tous dans le bain"


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  • Blason ou logo communal ?

    Ce n’est pas la première fois que je me pose la question au niveau communal de la différence que l’on doit faire entre un blason et un logo. Pour celles et ceux que cela intéresse,  voici un résumé d’un document de la Commission Nationale d’Héraldique au sein du Ministère de la Culture et de la Communication.

    Le blason est l’emblème intergénérationnel des habitants d’une commune exprimant leur ancrage dans l’histoire et le territoire. Le blasonnement (description du blason) obéit à des règles héraldiques très précises et intemporelles. Le style du dessin relève de la propriété intellectuelle de son créateur.

    Le blason est donc chargé de significations pour tous les habitants et ceux des alentours. Il est attaché au nom de la commune Il sert de repère et d'appartenance à la communauté et traverse les époques.

    Le logo est uniquement la signature d’une municipalité qui est soumis aux règles de la communication contemporaine imposant son renouvellement périodique. Il ne traverse donc pas les époques.


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