• Balade poétique de l'été à Chennevières (hameau de JP)

    Balade poétique de l'été à Chennevières (hameau de JP)
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    Il y a un an, nous nous donnions rendez-vous devant le haut portail de la prison pour insectes délinquants de la RN12. Alors qu’une libellule héliportée survolait le clocher arrondi de l’église de Jouars, nous  descendions par un sentier pour rejoindre la plaine et débouchions sur un grand rond-point pavé.  La libellule s’approcha de plus en plus de nous dans un grondement effroyable qui réveilla la plénitude de l’endroit. Puis, à notre plus grand étonnement, elle se posa sur l’aire et fit débarquer deux petites coccinelles qu’elle nous demanda, avant de redécoller, de conduire à la prison toute proche. Indisciplinés que nous étions, nous refusâmes de participer à cette arrestation et libérâmes les deux jolies coccinelles dans le sentier bucolique afin qu’elles remplissent leur travail d’intérêt général : manger les pucerons ! Elles passèrent ainsi tout l’hiver dans le jardin nouvellement baptisé les Portes de la Plaine et viennent tout juste de se reproduire.

    Une jeune hirondelle est née au mois de juillet dernier sous le toit d’une chaumière, près d’un petit pont de pierres enjambant le ru d’Elancourt. Ses parents lui ont formellement interdit d’aller dans la plaine, bien trop vaste pour elle, qui est encore si jeune. Elle survole donc le jardin des Portes de la Plaine pour y trouver les insectes dont elle se nourrit. Repue, elle y découvre, accrochée sous une feuille, une chrysalide de coccinelle. Se disant que celle-ci serait bien mieux dans la plaine à servir d’insecticide naturel pour les champs de céréales, elle décide de l’enlever et de l’emmener dans son bec en remontant le cours du ru de Maurepas.

    Pendant ce temps, les parents de la jeune hirondelle, batifolent dans le parc du château des Tuileries et ne portent pas attention au passage de leur fille au-dessus de leurs têtes !

    Cette dernière dépose donc sans aucune difficulté la chrysalide en bord de route de l’Échiquier avant d’atteindre le Pont de Censier.

    Ici, la nymphe s’épanouit en toute quiétude pendant quelques jours… à tel point qu’elle gonfle, gonfle, gonfle et devient immense... Jusqu’au jour où son foulard de soie ouvre un oeil, pour un bref instant, en direction de l’église de Jouars. La métamorphose se termine alors pour libérer une Bête à Bon Dieu géante dans l’infini de la plaine de Jouars…

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