• L'école primaire d'Elancourt de 1962 à 1967

    mairieDu plus loin que je me souvienne, les images les plus anciennes du village- qui comptait en 1962, entre 700 et 800 habitants – sont celles de ma première rentrée scolaire à l’âge de 5 ans. Je rencontrai alors pour la première fois dans la cour de l’école, celle qui allait devenir et rester mon amie d’enfance, habitant à l’époque au hameau de Launay, à 1 km de la sortie du village en direction de Montfort l’Amaury.

    La cour située derrière le bâtiment qui accueillait à la fois l’école primaire et la mairie n’a guère changé depuis, avec ses tilleuls centenaires – nous allions, avec ma mère, chaque mois de juillet récolter les fleurs pour en faire des infusions -  et son préau qui abritait les récréations pluvieuses ainsi que la fête de fin d’année scolaire lors de la remise des prix (mon premier prix d’excellence fut un magnifique album illustré de Martine dont je fus très fière !).

    La classe préparatoire se tenait dans un autre bâtiment, au fond de la cour. Sa construction récente concordait avec l’installation d’une jeune institutrice venue de Bretagne pour renforcer la petite équipe constituée du directeur, en charge des cours moyens et, d’une autre institutrice, en charge des cours élémentaires ; tous deux plus âgés habitaient au premier étage de l’école-mairie. A noter que le directeur était aussi secrétaire de mairie et tenait, à ce titre, une permanence une ou deux fois par semaine, pendant l’étude assurée par son épouse.

    Chaque classe mixte, à double niveau, était équipée des traditionnelles tables en bois avec les bancs s’y rattachant et leurs petits trous creusés dans la masse permettant de recevoir les encriers, de l’estrade et du bureau de l’enseignant ainsi que d’un tableau noir ou vert au mur.

    Il paraît que ma sœur, plus âgée que moi de 11 années, m’avait appris à lire avant que je ne rentre à l’école, ce qui justifia mon passage direct en CE1 à 6 ans. J’emportai avec moi cette année d’avance jusqu’au baccalauréat.

    Mes souvenirs les plus précis se plaisent à raviver pendant les récréations les jeux à chat avec les garçons ou bien à la marelle et à la corde à sauter, mais uniquement entre filles. Le jour de congé était alors fixé au jeudi et nous avions classe le samedi matin : jour des compositions.  Je me souviens aussi de scènes épouvantables pendant lesquelles les jumeaux, un blond et un brun, très indisciplinés n’hésitaient pas à donner de grands coups de pieds chaussés de gros godillots, au maître vêtu de sa blouse grise et de son pantalon en velours côtelé.

    poissonAvant notre entrée en 6ème, le maître nous fit participer à une œuvre de peinture collective représentant un fond marin afin qu'elle soit exposée l’année suivante dans la classe. Je revois encore le magnifique poisson bleu et jaune que j’avais choisi de dessiner et de peindre .

    Une photo de ma classe en CM1-CM2 (je suis au 1er rang, 1ère place en partant de la gauche). 


                                                                                 Plan de l'école et de ses environs

    Plan école

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