• La Fondation Méquignon d'Elancourt

    Ancienne infirmerie                           De nos jours                                    Dans les années 1960

    Fondation Mequignon  Mequignon1960

    Chapelle dans la colline boisée                         Photo M.Vassal - Imp. La Gutenberg, Versailles

    Native d’Elancourt Village  avant qu’il ne soit absorbé par la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines dans les années 1970, ma mère a bien connu la fondation Méquignon qui était, dans l’entre deux guerres, un orphelinat de garçons administré par des religieux. Grâce à ses bienfaiteurs, l’établissement était fleurissant avec, entre autres, son moulin et sa boulangerie ; extrait de la brochure réalisée en 1959 à l’occasion du centenaire de la fondation :

    « Et toi, petit moulin, si vieux et si vivant, dont le tic-tac était comme le pouls de notre cité, te voilà muet. Ta chanson ne nous bercera plus. Les mânes de tes célèbres et pittoresques meuniers errent désormais inquiètes de cette soudaine solitude et de ce mortel silence. Tu n’as pas été épargné, tiède et laborieux fournil ; adieu blanche farine apportée chaque jeudi du moulin ; adieu douce chaleur, le four est mort ; adieu petite lumière qui veillait la nuit sur la cuisson des pains ; adieu petits grillons…. Adieu vieux souvenirs liés à ces lieux coutumiers et aimés… vous êtes le passé. Un intrus qu’on appelle le progrès a mis fin à votre règne, mais cet intrus ne nous fera pas oublier que vous fûtes de bons serviteurs et les témoins de dévouements nombreux et cachés et, aussi, d’épisodes pleins de saveur. Le 20 novembre, vous êtes entrés au royaume des antiquités.»

    Il y a un demi-siècle, le PROGRES faisait déjà ses ravages !

    Pour ma part, j’ai trois souvenirs d’enfance liés à la fondation Méquignon :

    1)     Lorsque j’étais petite fille, j’étais souvent malade et le seul remède ordonné par notre médecin de famille de Trappes était des piqures de pénicilline. Grande chance : les habitants d'Elancourt pouvaient bénéficier des services de l’infirmerie de la fondation Méquignon, située dans le pavillon de droite à l’entrée du parc. Et je revois très bien la Sœur (Marie-Jeanne, me semble-t-il, mais ce n’est pas certain), grande, robuste sous sa robe et sa cornette de religieuse, essayant d’amadouer de son large sourire l’enfant que j’étais, avec sa grande aiguille à la main qu’elle allait bientôt me planter dans la fesse. Pourtant, elle était probablement gentille, la Sœur Marie-Jeanne !

    2)     Contrairement à ma sœur, plus âgée que moi, je ne faisais pas ma communion solennelle à la fondation Méquignon dont la chapelle fut fermée, mais à l’église Saint-Médard du village. En revanche, le prêtre Blanchard, ancien missionnaire à Madagascar, logeait, dans les années 1960, dans les appartements attenants à l’ancien moulin (à gauche de l’entrée principale),Tous les ans, une kermesse de printemps était organisée dans l’immense cour ombragée devant l’orphelinat. Et je me revois très bien tirer au sort dans les corbeilles que faisaient circuler les bénévoles, les minuscules rouleaux très serrés de papier rose dédiés à la tombola, prometteuse de cadeaux des plus ringards qui soient mais, tellement merveilleux aux yeux des enfants que nous étions !

    3)     Un peu plus tard, lorsque j’étais adolescente, l’établissement devint laïc et mixte. Il n’était pas rare, une à deux fois par semaine, de voir se promener des groupes  de garçons et filles accompagnés de leur moniteur devant notre maison. Ma mère avait alors pour habitude, lorsque le temps le permettait, d’étendre le linge sur des fils dans notre jardin. Et ce ne fut pas rare non plus, de voir disparaître, quelques-uns de mes sous vêtements… Sans aucune rancune !

    Les 150 ans de la fondation furent fêtés en 2009.
    Puis, il y a 4 ou 5 ans environ, la chapelle a ouvert exceptionnellement ses portes pour servir de décor somptueux à un laboratoire d’anthropologie d’une série télévisée française.

     

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  • Commentaires

    1
    bernard et ses 2 fre
    Jeudi 8 Septembre 2016 à 09:57

    pensionnaire a e lancourt de 1939 a 1946 j ai connu  aussi soeur therese je lui est servi de soutien pour aller a l eglise d elancourt car elle avais un pied bot j ai connu aussi l arrivee des americains sur la route d ergal les soeurs nous attendaient avec leurs tablier pour recuperer ce que nous avaient donnes les americains

     

     

    2
    Lundi 1er Mai 2017 à 18:38

    Bonsoir,

    Ceci est une réponse à 2 commentaires (de Joël ?? et Michel Garnier)que j'ai reçus sur les écarts du personnel de la Fondation Méquignon  AVANT les années 70. Cela m'horrifie mais je le répète, le contenu de mon article concerne mes propres souvenirs en tant qu'ancienne Elancourtoise dans les années 70 et n'appelle en aucun cas ce type de commentaires, qui plus est avec autant de détails à l'appui !!!  En tant que modérateur, je supprime donc vos 2 commentaires qui ne correspondent pas au contenu de mon article.

     

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