• Visite guidée de Montfort l'Amaury, 2ème volet : personnages célèbres

    Pour mémoire en octobre 2018 : 1er volet

    Visite guidée de Montfort l'Amaury, 2ème volet : personnages célèbres

    Ils sont nombreux les illustres ayant séjourné presque dans chacune des maisons du centre-ville ; aussi restons-nous sceptiques sur le timing de notre visite. Repérée sous la pluie la veille, elle se déroule le jour J sous un ciel lourd le 4 juin, juste avant que l'orage n'éclate. Relativement courte en distance, elle s'avère plus difficile quant à la succession de montées et descentes à parcourir. Groupe d'une vingtaine de personnes (Amis du Musée de la Ville de Saint-Quentin-en-Yvelines), départ à 14h, retour à 16h30. La visite s'effectue à 2 voix, l'une pour toutes les explications est celle de l'ancienne responsable de la Maison du Tourisme, l'autre n'est autre que la mienne pour la lecture de quelques textes. Cliquez sur l'image ci-dessous pour voir le reportage complet (8 pages PDF).

    Visite guidée de Montfort l'Amaury, 2ème volet : personnages célèbres

    Voici quelques lectures :

    Marcel Proust à Céleste Albaret :
    Grande, fine, belle et maigre,
    Tantôt lasse, tantôt allègre,
    Charmant les princes comme la pègre,
    Lançant à Marcel un mot aigre,
    Lui rendant pour le miel le vinaigre,
    Spirituelle, agile, intègre,
    Telle est la nièce de Nègre. 

    Hans Richter à Otto Freudlich :
    Il a été le tout premier peintre et sculpteur abstrait allemand qui réalisait, déjà avant 1912, année où je l’ai rencontré, ce qui n’était pas figuratif avec des proportions démesurées ou au contraire en feuillets minutieusement calligraphiés…

    Jacques de Zogheb à Maurice Ravel :
    Qu'il pleuve, vente ou neige ... chaque jour, de cinq à huit, j'allais chez Ravel. Sitôt que la sonnette retentissait, le demi-dieu foudroyé de la musique se précipitait vers la porte. Et là, avec des gestes saccadés et gourds, faisant aller le loquet dans tous les sens et le verrou dans le mauvais, tâchait d'ouvrir. Puis il appelait Mme Reveleau [Revelot] et, à travers des imprécations énervées à quoi répondaient des glapissements éperdus, le battant de la porte s'ouvrait enfin! Alors le visage de Ravel s'apaisait. Une immense bonté tombait de ses yeux fins. Je le prenais par le bras et nous passions dans le salon gris et rouge. Je m'asseyais sur un canapé, il s'allongeait dans une bergère d'où l'on apercevait, par la fenêtre, le village aux yeux d'ardoise et les jardins de Montfort, morceaux de forêt dans la forêt.
    "Et une question commençait, monotone: - Comment allez-vous?... - Mal. - Avez-vous bien dormi?... Il faisait non avec la tête... - Avez-vous bon appétit?... Il disait: Oui... - Avez-vous un peu travaillé?... Il secouait mélancoliquement la tête, et un brusque flot de larmes cachait son regard brun...
    " - Pourquoi est-ce arrivé à moi? disait-il. Pourquoi?... Et, après un silence: J'avais écrit des choses pas mal, n'est-ce pas?
    "Je le rassurais, de mon mieux, sur son œuvre de diamant qui défierait l'injure du temps et l'outrage des hommes.
    "Et le lendemain, à l'heure habituelle, je revenais, avec angoisse, poser les mêmes questions.

    Jose de Heredia à Henri de Régnier :
    Mon gendre a plus de génie que moi, mais j’ai plus de talent que lui. 

    Victor Hugo à Adolphe Saint-Valry :
    Votre petite ville de Montfort est si étrange que je ne sais en conscience si je n'avais pas un peu compromis votre mère avec ma réputation de libéral politique et de libéral littéraire.

    Scène de la malle diabolique :
    Victimes de la tyrannie de Michel, Christina et Nicole, respectivement  épouse  et  maîtresse,  s’allient dans le  crime afin d’en  finir avec  son cynisme.
    A partir de sa maison de vacances, située  8 rue de Dion, Nicole se fait aider par M. Herboux pour évacuer le corps de Michel reposant dans une malle. Pour plus de réalisme dans l’action, Clouzot  impose  lors  du  tournage  que   la   malle   contienne   un  être humain.
    Puis, ses  habituelles exigences  conduisent  le  cinéaste à  une répétition  de prises  qui en fait oublier, après l’ultime «coupez» et avant qu’il ne se manifeste, le pauvre figurant  resté dans la malle !
    Henri-Georges Clouzot excelle dans la réalisation de films noirs. A ce titre, «Les Diaboliques» interpellent Alfred Hitchcock aux Etats-Unis, poussant celui-ci à demander l’écriture d’un scénario de même facture pour «Sueurs froides» en 1956.

     

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  • Commentaires

    1
    Denis
    Jeudi 6 Juin à 14:47

    Mince j'ai raté ça ! J'aurai bien aimé vous revoir et vous écouter Christiane et toi pour cette belle balade culturelle de Montfort. La mienne totalement orientée cinéma (avec comme point d'orgue Le Corbeau) faisait également référence à la scène de la malle des Diaboliques mais avec une version anecdotique (rapportée d'un Montfortois) assez différente.  wink2

    Bonne journée à toi avec un soleil pour le moment retrouvé.happy

    2
    Emérance
    Jeudi 6 Juin à 20:09

    Coucou Denis,

    Merci pour ton commentaire. Peux-tu nous faire part de cette anecdote montfortoise ? Celle-ci viendra enrichir la petite histoire des Diaboliques. Bien à toi.

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