• - Elancourt - Ergal

    En 2014, j'ai donné naissance à une trilogie sur les villages d'Elancourt et d'Ergal, ma vie d'étudiante à Saint-Cyr-l'Ecole, Versailles, Paris et sur la mode de l'époque ainsi que sur la ville nouvelle de SAINT-QUENTIN-EN-YVELINES.

    Ceux ou celles qui en ont été avertis prennent maintenant contact avec moi. En effet, la mise au monde de mes souvenirs personnels appellent également ceux des autres pour venir enrichir et parfaire mes chers triplés !

    L'histoire évolue alors au fil du temps et je suis fière de susciter chez les autres une remontée de leurs propres souvenirs...

  • 3 femmes. 14°. Ciel gris, rayons filtrant de temps en temps. Vent très frais. Cliquez sur les liens orange pour en savoir plus.

    Le hameau de Launay s'est considérablement densifié. Le parc de la maison de mon amie d'enfance n'y a pas échappé. La maison de mes parents que nous avons vendue en 2003 vient de changer de propriétaires et a été rénovée extérieurement. Le terrain de l'usine en contrebas semble dépollué mais reste non construit. La propriété de l'ancien moulin de Frécambeau a été rachetée, l'étang est de nouveau visible et une grande maison en bois est en cours de construction pendant que l'allée privée rejoignant la route départementale a été remise en pierres.

    4,5 km sur les pas de mon enfance

    Le tour de l'étang de La Muette est toujours aussi agréable. Lorsque j'étais enfant le plan d'eau était un grand marécage. Seul le ru d'Elancourt suivait la boucle de la route.

    4,5 km sur les pas de mon enfance

    La fondation Méquignon siège toujours au bas de la colline.

    4,5 km sur les pas de mon enfance


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  • Traditionnelle visite des tombes familiales à Elancourt pour la Toussaint. Lorsque j'étais petite fille, j'aimais me pencher sur la porte en fer qui ferme la sépulture de la famille Lapostolle (anciens propriétaires de Grand-Marnier de Neauphle-le-Château) pour apercevoir l'autel intérieur à travers la lumière bleutée d'un petit bout de vitre !

    Au vieux cimetière d'Elancourt village


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  • Je suis allée au cinéma un après-midi. En sortant, à la nuit tombée...

    Sphère illuminée aux 7 Mares d'Elancourt

     


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  • A l'occasion de la visite d'une amie d'Ergal partie vivre en Vendée, nous nous sommes retrouvées autour d'un repas au restaurant suivi d'une promenade digestive en effectuant le tour de la Muette au village d'Elancourt sous un beau soleil printanier. Cela m'a rappelé de nombreuses promenades de mon enfance, avec ma mère.

    La Muette d'Elancourt Village

    Nous nous y rendions régulièrement pour visiter la tante Juliette (sœur de ma grand-mère) ainsi qu'une de ses filles, Cécile (une cousine, donc). Elles habitaient dans 2 maisons qui existent toujours au bas de la colline et de la route qui prend naissance au carrefour de La Hermanderie et serpente en direction de La Mare aux Saules. Les étangs tels qu'ils sont  aménagés aujourd'hui, n'existaient pas (anciens marécages) mais l'endroit n'en était pas moins bucolique, là où l'eau claire du ru d'Elancourt passait sous la rue (peu fréquentée à l'époque) pour changer de berge recouverte de fleurs (coucous, violettes, pâquerettes...), nous en faisions de beaux bouquets, les pieds dans l'eau de la rivière !

    La Muette d'Elancourt Village

    Histoire de la Fondation Méquignon 

    La Muette d'Elancourt Village

    J'ai par ailleurs pu constater que la toiture de l'ancienne maison de mes parents, vendue en 2004, a été refaite en tuiles plus claires que celles d'origine (1962 : première maison construite en bordure du chemin de la Coudriette par mon père).


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  • Il y a quelques années, ma tante qui habite Ergal a écrit un témoignage sur la vie du village dans les années 50-60. Je lui ai proposé de le publier ici-même, ce qu'elle a accepté.

    Ergal des années 50-60 : témoignage de ma tante

    " Avant les années 1950

    Ergal ne comptait pas moins de 3 cafés (dont la maison Martin-Le Jan, vendue en 2006) et 9 petites fermes, chacune possédant  au moins un cheval :

    - Balivet = maison Adam
    - Caron = maison Ivoire
    - Hochu
    - Renard = maison Saintin
    - Le Jan = maison Wollenburger
    - Leroux
    - Fourré, la seule toujours en activité
    - Frombostier sur la place
    - Gaduel, chemin Moulin Neuf

    1953, petit village où j'ai été bien accueillie. On avait l’impression d’appartenir à une grande famille. Le garde-champêtre avec sa trompette nous avisait des informations importantes.

    Il restait 5 fermes en activité et 2 cafés dont un fermera définitivement quelques temps après. Un petit commerce d’épicerie où l’on pouvait se ravitailler et même acheter des bas et de la mercerie. Pour le reste du ravitaillement, 2 boulangers faisaient leur tournée, l’Union Commerciale, le Familistère et les Vins de France faisaient leurs livraisons une fois par semaine. 2 charcutiers, 2 poissonniers, un marchand de légumes faisaient aussi une tournée par semaine. Un marchand qui vendait vêtements, lingerie et linge de maison passait une fois par mois. Ces marchands ambulants nous ont ravitaillés jusqu’à la fin des années 70. Une fois par an, un alambic venait s’installer sur la place où tout un chacun pouvait venir distiller son eau de vie. Le dernier client devait ramener l’alambic vers une autre destination. À cette époque, c’était Mme Bagot de Maurepas qui en était propriétaire.

    Tous les habitants vivaient en bonne intelligence et étaient toujours prêts à se rendre service. Si une personne se déplaçait en ville, à Versailles ou à Trappes (en principe, nous y allions une fois par semaine), celle-ci  proposait aux autres de leur ramener quelques courses. En face de chez nous, il y avait la ferme de Mr et Mme Le Jan dont la porte était ouverte à tout le monde, la cafetière était toujours sur la cuisinière, nous buvions beaucoup de café. Le grand-père Le Jan était heureux d’avoir beaucoup d’enfants autour de lui et ces derniers étaient heureux de monter dans le tombereau pour aller dans les champs. Par contre, les parents devaient être vigilants car le midi était souvent le moment de la petite rasade d’eau de vie appréciée par les enfants ! À la période de la récolte des pommes et de la fabrication du cidre, il y avait une bonne ambiance. Dans la cave la mise en bouteille reste un souvenir mémorable.

    L’hiver 1955-1956 a été très dur. Nous n’avions pas de chauffage central. Nous vivions dans une seule pièce avec 2 enfants dans la maison Martin-Le Jan. Seule la cuisinière à bois nous chauffait. Il fallait l’allumer tôt le matin pour faire chauffer le café et l’eau pour la toilette car la salle de bains n’existait pas. Les commodités étaient dans le jardin et leur vidange était une corvée pour les hommes de la maison.

    La fête du village qui se tenait à la Pentecôte était l’occasion de réjouissances : le tir au canon avec la Joyeuse, la pose d’une guirlande de fleurs sur la façade du café, le bal sous une tente où jeunes et personnes âgées dansaient…"

     

     


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