• Toutes les photos prises lors de cette balade sont de mon mari.
    Codes de lecture des textes : en bleu, la réalité ; en orange, le rêve.

    De part et d'autre de la Rue de Chennevières :
    - à droite, la tranchée couverte de la RN12, murée, avec un haut portail que j'assimile volontiers à l'entrée d'une prison pour insectes (voitures filant vers la plaine, canalisées par les merlons en sortie de la tranchée couverte).
    - à gauche, un jardin baptisé en juin dernier "Les Portes de la Plaine" qui accueille depuis un an dans mon imaginaire 2 jolies coccinelles . Elles se sont reproduites cet été et la chrysalide de leur progéniture séjourne sous des feuillages dans le jardin.

    Le 4 octobre, balade poétique et nocturne entre rêve et réalité

    Nous descendons par le sentier bucolique qui longe la déviation de la RN12. Nous y rencontrons, champignons, hautes herbes, plantes et fleurs sauvages et assistons également à l'envol de canards et de poules faisanes. Nous débouchons alors sur le rond point pavé situé en bout de la Rue du Pont, s'ouvrant sur la plaine et l'église de Jouars.

    Il y un an, une libellule héliportée survolait dans un bruit effroyable le clocher de Jouars et venait se poser sur l'aire pavée pour y débarquer deux petites coccinelles en nous demandant de bien vouloir les conduire à la prison pour insectes. Nous n'acceptions pas cet ordre que nous jugions exagéré et libérions les deux coccinelles dans le chemin bucolique en leur attribuant un travail d'intérêt général : manger les pucerons !

    Le 4 octobre, balade poétique et nocturne entre rêve et réalité

    Le 4 octobre, balade poétique et nocturne entre rêve et réalité

    Nous remontons la Rue du Pont en longeant le ru d'Elancourt et sa succession de petits ponts dans les jardins.Puis nous arrivons à la magnifique chaumière de Chennevières.

    Une hirondelle est née cet été sous le toit de la chaumière. Lorsqu'elle fut en âge de voler et d'aller se nourrir seule, ses parents lui ont défendu d'aller vers la plaine, bien trop vaste pour elle. Aussi, survole-t-elle le hameau et le ru d'Elancourt pour se rendre dans le jardin des Portes de la Plaine. Là, après avoir trouvé toute une nourriture en quantité dépassant la raison, elle découvre sous une feuille la petite chrysalide de coccinelle. Et elle se dit que celle-ci serait bien mieux dans la plaine pour servir d'insectiside naturel dans les champs.
    Elle l'enlève donc et l'emmène dans son bec en remontant le cours du ru de Maurepas. Pendant ce temps, ses parents batifolent dans le parc du château des Tuileries.

    Le 4 octobre, balade poétique et nocturne entre rêve et réalité

    Notre hirondelle finit par déposer la chrysalide en bordure de la Rue de l'Echiquier. Là, la nymphe s'épanouit tellement qu'elle gonfle, gonfle, gonfle encore, jusqu'à ce que son habit de soie se déchire pour libérer une Bête à Bon Dieu géante dans l'infini de la Plaine de Jouars.

    C'est à ce moment que François Tilly, artiste plasticien créateur de la chrysalide,  arrive près de notre groupe pour nous expliquer toute la génèse du projet du PNR "Poétique du Paysage" ainsi que celle de la chrysalide.

    Merci à toutes et à tous pour cette belle aventure sans prétention.
    Ecoutez l'histoire de la petite chrysalide en MP3


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  • Tous les ans, les PNR se réunissent en congrès. En octobre 2013, ce dernier a lieu à Chevreuse. A cette occasion, une cinquantaine de personnes des 4 coins de la France est venue ce 3 octobre à Jouars-Pontchartrain pour découvrir la Poétique du Paysage, volet artistique du futur Plan Paysage et Biodiversité sur la Plaine de Jouars.

    François Tilly, plasticien s'est tout d'abord exprimé en salle, en compagnie de 2 costumes de sa création pour les parades, avant de céder la place à une vidéo de 13mn filmée avec les arpenteurs et montée par la vidéaste, Anne Jeannin. Puis ce fut un foisonnement de questions du public qu'il a fallu malheureusement contraindre en fonction d'un timing très serré avant de nous rendre par autocar au hameau de Chennevières pour admirer la chrysalide (oeuvre d'art de François Tilly) ainsi que l'église de Jouars (phare de la plaine).

    Petite anecdote : un des visiteurs nous a signalé qu'il existe une catégorie de nymphes appelée chrysalide arpenteuse ! Belle coincidence, n'est-ce-pas ?

    Le congrès annuel des PNR à Jouars-Pontchartrain

     


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  • Lors des journées du patrimoine, dans le cadre du salon des créateurs "Talents d'ici", j'ai fait des démonstrations de sable coloré devant un public plus ou moins jeune.  J'ai réalisé sous des regards étonnés cette composition reprenant le projet artistique mené pour le compte du PNR par le plasticien, François Tilly, sur Jouars-Pontchartrain.

    Regard de l'artiste -  "En venant de Chennevières, à l'endroit où la vue s'ouvre sur l'église de Jouars, l'arpenteur nous a dit en indiquant le perspective bordée d'arbres : mon père disait ici, c'est un envol vers l'infini. Générée par l"émotion de ce témoignage, l'installation suggère une forme légère de chrysalide, soutenue par un rythme croissant d'étais et ouvre un angle de vue sur l'église de Jouars". 

    Composition en sable coloré
    Composition d'Emérance Bétis réalisée en sable coloré pendant les journées du patrimoine 2013
    De gauche à droite et de haut en bas : ouverture de la chrysalide sur l'église de Jouars, costume pour la Grande Parade, mémo, chrysalide

     


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  • "Ici, mon père s'envolait vers l'infini"

    Lundi 26 août : c'est avec une grande émotion et application que j'ai inscrit à la peinture  ma phrase sur la chrysalide de Jouars-Pontchartrain (oeuvre de François Tilly), là où le regard devrait s'enfuir vers l'église de Jouars si le champ de maïs était coupé ! Il n'empêche que la mémoire de mon père est tout de même marquée au fer blanc sur un petit cercle de couleur orange que j'aimerais bien récupérer au démontage de l'installation.

     


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  • Balade poétique de l'été à Chennevières (hameau de JP)
    Ecouter l'histoire en MP3

    Il y a un an, nous nous donnions rendez-vous devant le haut portail de la prison pour insectes délinquants de la RN12. Alors qu’une libellule héliportée survolait le clocher arrondi de l’église de Jouars, nous  descendions par un sentier pour rejoindre la plaine et débouchions sur un grand rond-point pavé.  La libellule s’approcha de plus en plus de nous dans un grondement effroyable qui réveilla la plénitude de l’endroit. Puis, à notre plus grand étonnement, elle se posa sur l’aire et fit débarquer deux petites coccinelles qu’elle nous demanda, avant de redécoller, de conduire à la prison toute proche. Indisciplinés que nous étions, nous refusâmes de participer à cette arrestation et libérâmes les deux jolies coccinelles dans le sentier bucolique afin qu’elles remplissent leur travail d’intérêt général : manger les pucerons ! Elles passèrent ainsi tout l’hiver dans le jardin nouvellement baptisé les Portes de la Plaine et viennent tout juste de se reproduire.

    Une jeune hirondelle est née au mois de juillet dernier sous le toit d’une chaumière, près d’un petit pont de pierres enjambant le ru d’Elancourt. Ses parents lui ont formellement interdit d’aller dans la plaine, bien trop vaste pour elle, qui est encore si jeune. Elle survole donc le jardin des Portes de la Plaine pour y trouver les insectes dont elle se nourrit. Repue, elle y découvre, accrochée sous une feuille, une chrysalide de coccinelle. Se disant que celle-ci serait bien mieux dans la plaine à servir d’insecticide naturel pour les champs de céréales, elle décide de l’enlever et de l’emmener dans son bec en remontant le cours du ru de Maurepas.

    Pendant ce temps, les parents de la jeune hirondelle, batifolent dans le parc du château des Tuileries et ne portent pas attention au passage de leur fille au-dessus de leurs têtes !

    Cette dernière dépose donc sans aucune difficulté la chrysalide en bord de route de l’Échiquier avant d’atteindre le Pont de Censier.

    Ici, la nymphe s’épanouit en toute quiétude pendant quelques jours… à tel point qu’elle gonfle, gonfle, gonfle et devient immense... Jusqu’au jour où son foulard de soie ouvre un oeil, pour un bref instant, en direction de l’église de Jouars. La métamorphose se termine alors pour libérer une Bête à Bon Dieu géante dans l’infini de la plaine de Jouars…


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